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mardi 9 février 2010

Dur dur d'être au top tous les jours

A peine le temps de souffler qu'il faut déjà remettre le bleu de chauffe. Je vous ai laissé après de très bonnes sensations sur l'entraînement le plus intense et plus compliqué à gérer depuis que je suis en club. Après une sortie longue dimanche dernier puis une sortie VMA mardi, ce jeudi fut vraiment pénible. Résumé...

Dimanche
Motivé par ma sortie de jeudi je finalise ma semaine avec la sortie longue en plein jour du Prix d'Amérique. Je décide d'effectuer cette sortie d'1h40 autour de l'hippodrome. Non pas que je veuille comparer ma foulée à ces pures sangs mais j'ai envie de voir du monde ce matin. En fait de matin c'est plutôt en début d'après-midi que je me jette à l'eau. C'est dingue la masse de gens accrocs à cette course et aux courses de chevaux en général. Le parcours est jalonné de policiers, de stars (j'ai reconnu un humoriste mais je ne connais pas son nom, comme d'habitude), de strasses et de paillettes. J'ai presque l'impression d'être en plein marathon avec la foule qui vous acclame...souvenirs.
Pour revenir à nos moutons, durant cette sortie longue j'ai décidé de faire un mix entre une gestion à allure endurance puis une gestion à allure marathon (11,5km/h pour rappel). Après 50 minutes d'effort vraiment sans difficulté j'entame une série de 3 fois 6 min à allure marathon. Courir à cette allure me permet d'enregistrer et de m'habituer à la vitesse ciblée (sans jeu de mot pour ceux qui connaisse ma vie professionnelle, lol). Opération réussie sans néanmoins avoir eu une petite frayeur. En effet, un cycliste a fortement chuté quelques mètres derrière moi. Heureusement il possédait un casque car je crois bien que sa tête a percuté le petit terre plein central. Le retour s'effectuera au calme pour une sortie pile poil d'une heure quarante.

Mardi
Après un repos recommandé et bien méritée v'là que m'attend un exercice de maintien/développement de la fameuse VMA. Il s'agit de courir des 200 mètres à allure régulière avec peu de repos entre les séries. Comme vous le savez désormais, j'affectionne ce type d'exercice.
Après un échauffement d'une vingtaine de minutes ponctué par des gammes, j'attaque ma séance. Deux fois une série de 10x200 mètres avec récupération de 35s. Il faut gérer convenablement l'exercice et ne pas trop s'emballer pour les premières séries. Comme à mon habitude c'est ce que je parviens à réaliser avec une allure autour des 16 km/h.
Je finirai la séance par de la récupération active.

Jeudi
Des douleurs aux genoux me laissent craindre le pire mais c'est au niveau du tibia que les difficultés, de cette sortie matinale, vont débuter. A peine dix minutes d'échauffement et je sens que le muscle passant sur le tibia est raide et contracté. Il me fait horriblement mal et je décide de mettre pied à terre pour quelques étirements. Ca va légèrement mieux mais j'avoue que c'est la première fois depuis longtemps que je crains le pire : la blessure. Je serre les dents en me disant que l'accélération va probablement me permettre de faire réagir ce muscle différemment.
C'est parti pour 6 fois 800 m à 95% de la VMA. Oh que j'aime pas cette séance mais si le coach dit que c'est faisable j'y crois. 95% ça fait du 14,7km/h. Je maintiens aisément cet effort sur les deux premiers rounds. Après ? C’est le début du calvaire. Le terrain n'étant pas plat, les quelques côtes, pourtant très courte, me font super mal. C'est avec difficultés que j'arrive à courir ce troisième round à 14 km/h de moyenne mais sur 750m. Je ne peux pas faire plus. Après 2 minutes de récupération je repars pour un quatrième round que je stoppe au bout de 350m. J'ai trop mal à la jambe et mon souffle est coupé. Je récupère une quinzaine de secondes et j'y retourne...enfin la fin de ce tour. Plus que deux séries et ce sera bon. Je me concentre et m'accroche à un rythme soutenu. Je fini ce cinquième round en me disant que l'exercice est trop pénible et que je n'irai pas au bout. Mais il me reste plus que ce sixième round...vais-je le faire ? Vais-je abandonner ? Finalement mon objectif marathon et sa difficulté rejaillit en plein visage. Oui, il faut que je surmonte cette difficulté car ça me servira par la suite. Plutôt que de récupérer sur 2 minutes je décide de rajouter 1 minute supplémentaire histoire de bien reprendre mon souffle pour repartir de plus bel.
Le bip de ma montre m'indique que je suis au dessus de 14,7km/h. Il faut que je m'accroche à ce bip et fonce...300m...400m...un regard sur ma montre m'indique 630m. Allez, plus que 170m à finir dans une souffrance indescriptible. Je manque d'air. Le souffle est court, les muscles sont de plus en plus tétanisés : les lactiques me raidissent tel une statut de pierre. Mais où en suis-je ? C'est pas fini ces 800m ? Ca me parait une éternité. Un dernier regard sur ma montre, dans l'attente de la délivrance, m'indique 760m. C'en est de trop mon corps ne veut plus souffrir. J'arrêterai là pour aujourd'hui. Je récupère difficilement mais je suis tout de même satisfait d'avoir fini l'exercice seul.
Le retour s'effectue à un petit rythme en essayant d'analyser les raisons de ces maux au tibia et surtout derrière le genou.
Dimanche prochain je dois courir un cross pour le club. Serais-je rétabli à temps ?